Ces images réalisées en double exposition superposent deux prises de vue, une du banc et une de l'architecture de chacune des 68 stations du réseau de métro de la ville de Montréal. Ce projet vise à documenter toutes les stations dans un processus sériel méthodique qui laisse toutefois une certaine liberté à l'auteur dans les choix visant à respecter une forme d'harmonie visuelle. Pour arriver à montrer la beauté de l'architecture de chacune des stations dans leur spécificité, le photographe a dû travailler avec plusieurs contraintes. À travers cette série, les stations de métro se trouvent sorties de leur fonction originelle. Elles ne sont plus un lieu de passage, un lieu d'effervescence et de bouillonnement humain, mais plutôt une architecture, une ambiance, une aura, d'où l'aspect déroutant des images. L'effet de double profondeur amène le spectateur à perdre ses points de repères. Les regards doivent passer d'une image à l'autre pour finalement atteindre une vue d’ensemble.